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Connaître la valeur de l’argent

Connaître la valeur de l’argent - Maye Crane

À trente ans, je m’étais retrouvée dans une situation inextricable, à cause d’une stupide erreur. Ce que je gagnais tous les mois en tant que vendeuse de prêt-à-porter, me paraissait si insignifiant, que je n’avais pas pu résister à la tentation de faire une demande de prêt à la banque. En agissant ainsi, je prévoyais de monter ma propre affaire, me voyant déjà gérante d’un salon de coiffure et d’esthétique dans un endroit assez huppé. J’avais même trouvé un petit local qui me plaisait beaucoup, dans une rue très passante, juste à côté d’un cabinet médical réputé pour le traitement des varices à Montréal. Comme une vraie femme d’affaires, j’avais établi un devis au préalable, et étais entrée en contact avec le propriétaire du local, puis m’étais mise à la recherche de mes employées. Quand le prêt fut accordé, il ne me restait plus qu’à tout mettre en place.

Parti en fumée

Étant totalement à sec, mon faible salaire ne me permettant pas de faire des économies, je m’étais entendue avec le propriétaire du local pour qu’il me le réserve. Je lui avais expliqué que j’allais lui payer la caution, ainsi que trois mois de loyer dès que la banque débloquerait l’argent du prêt. Mais ce dernier, sans m’avoir prévenue, l’avait cédé à quelqu’un d’autre, et me l’apprit seulement lorsque je l’avais contacté pour lui remettre le chèque. Sans me décourager, je me mis à la recherche d’un nouveau local, mais c’était le seul qui était dans mes moyens. Mon projet tomba à l’eau. Déçue cette fois, je me mis à dépenser petit à petit pour des futilités. En parallèle, j’avais fait la rencontre d’un homme, et en étais tombée amoureuse. Désireuse de lui plaire, j’avais investi tout mon argent dans cette nouvelle relation.

Prise de conscience

Vacances, sorties au restaurant, magasinage, je ne lui avais rien refusé sans me rendre compte que cet homme ne faisait que profiter de mon argent. Et sans aucun scrupule, il me quitta une fois que je n’eus plus les moyens de satisfaire ses désirs. Et voilà comment j’en étais revenue à mon point de départ. Je croulais littéralement sous les dettes, les mensualités étant déduites tous les mois de mon salaire qui ne me suffisait déjà pas au départ. Mais déterminée à m’en sortir coûte que coûte, je me mis en quête d’un travail mieux payé, et appris à économiser. Il m’avait fallu trois ans pour me défaire de ma dette, mais cette épreuve m’avait fait prendre conscience de la valeur de l’argent. Avec une bonne gestion, j’ai réussi à mettre assez d’argent de côté, et aujourd’hui, j’ai finalement mon salon de coiffure.

 

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Esthéticienne et amoureuse de produits de beauté de qualité - en pharmacie et en cabine - Maye Crane vous proposera, via ce blogue, ses recommandations beauté et bien-être, tout en ne négligeant pas de vous partager son quotidien. Femme d'affaires accomplie, elle adore couvrir un ensemble de sujets variés qui ont un impact sur votre vie. Soyez à l'affut!